Euro 7 : une victoire pour le lobby de l’automobile

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Euro 7 : une victoire pour le lobby de l’automobile

10/11/2022

L’association Respire estime que la proposition de la Commission européenne sur Euro 7 n’est pas assez ambitieuse et que le lobby de l’automobile a obtenu gain de cause

La Commission européenne a présenté aujourd’hui sa proposition de nouveau règlement Euro 7 sur les normes d’émissions de polluants des voitures, bus, vans et camions pour les constructeurs automobiles.

Malgré quelques avancées tels que les seuils limites d’émission pour l’ammoniac et les particules PM10 et l’intégration des émissions des pneus et de freins, les nouvelles normes Euro 7 proposées restent trop basses face à l’urgence sanitaire liée à la pollution de l’air :

  • Les limites d’émissions de particules liées au freinage (7mg/km) sont trop élevées et n’encouragent pas à investir dans de nouvelles technologies, comme l’aspirateur à particules ;
  • Les nouvelles normes restent inchangées pour les véhicules essence (Euro 6) et datent de 2008 ;
  • La durabilité (période pendant laquelle les véhicules doivent respecter les seuils de pollution) reste inférieure à la durée de vie des véhicules faible (10 ans contre 11,8 ans) ;
  • La proposition crée des catégories additionnelles (Euro 7+G, Euro 7+ AG, Euro 7 +) pour faire circuler des voitures encore trop polluantes dans des zones à faibles émissions, constituant une véritable usine à gaz inapplicable pour les collectivités.

« C’est une victoire pour le lobby de l’automobile ! En l’état, la norme Euro 7 sera un ralentissement dans la reconversion vers les véhicules à faibles émissions, au détriment de la santé publique. » dénonce Tony Renucci, directeur général de l’association.

« Les normes d’émissions des véhicules Euro 7/VII sont un élément nécessaire du « Pacte vert pour l’Europe » (European Green Deal) de la Commission européenne, en particulier compte tenu de l’impact dévastateur des véhicules polluants sur la santé humaine. La faible ambition de cette proposition est cependant très décevante et sape les engagements de l’Union européenne (UE) à protéger la santé des Européens. Les ONG de la santé appellent donc les membres du Parlement européen et les États membres de l’UE à voter pour des limites d’émissions plus strictes pour les véhicules. Nous exigeons également des actions durables et urgentes pour lutter contre la pollution des transports. Par exemple, il est essentiel d’accélérer le passage de villes conçues pour la voiture à celles dans lesquelles la marche, le vélo et les transports publics efficaces et abordables deviennent un choix sûr, accessible et préféré pour tous. » explique Dr Milka Sokolović, directrice générale, Alliance européenne de santé publique (EPHA).

Le Parlement européen a maintenant la responsabilité d’améliorer considérablement ce projet de règlement ou de le rejeter.

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